Plus d'embauches chez les diplômés de grandes écoles

Guid'Formation | 16.06.2017 à 17h12 Mis à jour le 16.06.2017 à 17h12
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Près de 9 diplômés des Grandes écoles sur 10 décrochent un emploi en moins de 6 mois après leur diplôme. C’est le résultat de la dernière enquête de la CGE.
 
Ce, dans un contexte de relative reprise économique avec un taux de chômage qui reste élevé chez les 15–24 ans (22 % au premier trimestre 2017 - Source : INSEE, enquête Emploi).
 
Croissance pour toutes les promotions
Sur la promotion 2016 interrogée en 2017, le taux net d’emploi à 6 mois s’élève à 86,5 %, contre 83,1 % l’année dernière. Ce taux atteint plus de 94 % pour la promotion 2015 environ un an après le diplôme et 96,5 % pour la promotion 2014 24 à 27 mois après la sortie d’école. Quant aux salaires, ils restent stables.
 
Les CDI en progression
Alors qu’en 2016, seulement 44 % des 15-24 ans actifs occupés disposaient d’un contrat à durée indéterminée (source : INSEE, enquête Emploi 2016), 79 % des diplômés des Grandes écoles en 2016 ont été embauchés en CDI. Une hausse de 2 points par rapport à l’année dernière (77 %). Concernant la part des contrats de cadres, elle reste stable à 85,2 %.
 
Les apprentis en tête
Sur les 13 % d’apprentis répondants diplômés d’une Grande école en 2016, 89,5 % ont obtenu un emploi dans les 6 mois après l’obtention du diplôme. Un taux supérieur de 3 points par rapport à l’ensemble des diplômés. En 2017, un apprenti sur trois a été embauché dans son entreprise d’accueil.
 
Les PME, 1er employeur
En 2017, près de 40 % des diplômés des Grandes écoles (39,8 %) ont débuté leur carrière dans une très petite, petite, ou moyenne entreprise (de moins de 250 salariés). Un pourcentage en hausse de 0,7 point par rapport à l’année dernière qui confirme l’intérêt des étudiants pour les entreprises de taille intermédiaire, contrairement aux idées reçues qui voudraient qu’ils privilégient uniquement les grands groupes. Les PME (entre 10 et 249 salariés) deviennent d’ailleurs pour la première fois cette année le premier employeur des diplômés des Grandes écoles avec 31,7 % des embauches, devant les grands groupes (31,3 %), les ETI (28,9 %) et les TPE (8,1 %).
 
Moins d’expatriation
Pour la seconde année consécutive, la part des jeunes diplômés qui partent à l’international pour leur premier emploi est en légère baisse. Ils sont 15,2 % de jeunes actifs à avoir fait ce choix (-1,4 point vs. 2016) en privilégiant le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine et la Suisse. Cette diminution sensible, observée depuis deux ans, traduit un léger regain de l’attractivité française. Parallèlement, parmi les 14,9 % d’étudiants étrangers diplômés d’une Grande école, deux tiers sont restés en France pour leur première expérience professionnelle.
 
Le MS passe devant le Master
Si l’on exclut la thèse, la formation Mastère Spécialisé ® (MS) devient en 2017 le premier choix des jeunes diplômés qui décident de continuer leurs études. En représentant 20,6 % des diplômés en poursuite d’études, le MS passe devant le Master (19,2 %).
 
Le MS passe devant le Master
Si l’on exclut la thèse, la formation Mastère Spécialisé ® (MS) devient en 2017 le premier choix des jeunes diplômés qui décident de continuer leurs études. En représentant 20,6 % des diplômés en poursuite d’études, le MS passe devant le Master (19,2 %).
 
Entrepreneuriat : peut mieux faire
La part des étudiants ayant créé ou repris une entreprise s’établit à 3 % en 2017. La quotepart des créateurs d’entreprises tend à s’équilibrer parmi les managers (3,8 %) et parmi les ingénieurs (2,3 %). Ils étaient 7 % de managers et 2,4 % d’ingénieurs en 2016. L’année dernière, 4,1 % des diplômés s’étaient lancés dans l’aventure entrepreneuriale. Un marché de l’emploi plus ouvert cette année et des variations sur des petits volumes peuvent expliquer cet écart.
 
La Conférence des grandes écoles (CGE) regroupe 220 établissements d’enseignement supérieur et de recherche français et étrangers.